Le raid Saint Benoit – Bordeaux -Séte      24 – 29 juin 2017

La nouvelle république en parlait déjà avant……



Mais dans Centre Presse on en parlait après………….




Et voilà le récit

 

Etape 1 : St Benoit - St Georges de Didonne

Départ de la place du 8 mai – St Benoit, à 8 h tapantes ce dimanche 25 juin. Accompagnement par Bernard B,  Lionel  et Benoit ainsi que quelques  cyclistes  de Ligugé jusqu'à Saint Sauvant.

Première journée chaude et orageuse.

Arrivés dans les faubourgs de St Georges de Didonne, premiers signes de faiblesse du GPS qui, étant programmé pour « tout chemin », voulait nous faire prendre des chemins VTT à travers la forêt…

Problème : le minibus qui suivait ! Obligé de dételé la remorque à 2 reprises pour demi-tourner et trouver un chemin plus roulant.

Arrivée au village de vacances Les Buissonnets à St Georges vers 17 h après 184 km parcourus en un peu plus de 7 h, 1400 m de D+.

 

 

 

Etape 2 : St Georges -Sauveterre de Guyenne

Lever à l’aube car il nous faut passer la Gironde en bac à la pointe de Grave.

Les premières gouttes nous attendent à la descente du bac et on se tape la première heure de vélo sous une pluie faible certes mais néanmoins humidifiante.

 

 

 Et c’est la descente du Médoc au milieu des grands crus classés : Saint-Estèphe, Pauillac et j’en passe, puis ce sera la pause déjeuner à Margaux où l’équipe, affamée certes mais surtout assoiffée à force de baver devant tous ces grands crus, se permet de déguster avec délectation un « Château La Pompe » frais à souhait…

Traversée de Bordeaux avec altercation entre Patrick et une bordelaise d’un très grand Cru,  vindicative et au vocabulaire châtié à souhait, pour nous faire remarquer qu’on lui faisait perdre quelques 30 secondes de son précieux temps à nous étaler comme ça devant le feu rouge, on a  pas idée tout de même, laissez la route au totomobilistes, non mais !

 

Puis ça sera quelques photos devant la superbe place de la Bourse et direction la voie Lapebie (piste cyclable) via le Pont de Pierre. Direction Sauveterre de Guyenne .

Superbe piste même si elle s’avère plutôt propice aux crevaisons (3 dont un doublé de Patrick, dues à des petits silex collants dû à la chaussés mouillée).

 À noter un accueil chaleureux de la gardienne de la porte de Narbonne de Sauveterre, désolée de ne pouvoir nous la faire visiter (la porte) étant arrivés trop tard. Ca a le mérite de nous remettre d’équerre avec la gente féminine, beaucoup plus affable ici…

Arrivée à l’hôtel de Guyenne vers 17 h après 172 km parcourus en 6h30, 650 m D+.

 

Etape 3 : Sauveterre - Moissac

Début de parcours  vallonné le long du canal latéral à la Garonne. Découverte d'un Rembrant  paumé dans l’église d’un village improbable… En fait une étiquette nous apprendra qu’il s’agit d’une copie, l’original étant en lieu sûr.

Passage par Agen et son fameux Pont Canal.

 

Pour la fin du trajet, le GPS a décidé de n’en faire qu’à sa tête et choisi le chemin le plus court et non celui qu’on avait choisi. De ce fait on passe à côté d'Auvillard, village qui aurait mérité une visite. Consolons nous tout de même car l’atmosphère est plutôt électrique, l’orage menace de nous encercler  et bien sûr, c’est quand on est pressé que….crevaison de Bernard.

 On arrivera quand même à l’ancien Carmen de Moissac juste avant l’orage… Même pas mouillé, mais il s’en est fallu d’un poil (je vous laisse deviner duquel il s’agit)… Accueil chaleureux de bénévoles qui se relaient pour accueillir les pèlerins et autres personnes de passage, dont beaucoup de cyclistes, petite présentation rapide de l’historique du Carmen.

Etape de 150 km environ, 6 h de trajet, 1100 m de dénivelé +

 

Etape 4 : Moissac – Carcassonne

 Visite aux aurores de la superbe Abbaye de Moissac et rencontre avec la sœur des lieux dont les dévotions matinales auront permis d'avoir des conditions climatiques très acceptables. Par contre, elles ne furent pas suffisantes pour éviter la chute de  Bernard sur les rails du tram à Toulouse. Néanmoins plus de peur que de mal mais quand même un certain traumatisme qui ne s’évacuera que lentement…

Photos et pause désaltérante très agréable place du Capitole...qui a permis à Bernard de faire panser ses plaies par de fort sympathiques pharmaciennes trouvées sur place (du Capitole bien sûr).

 



Direction le canal du midi à la recherche de Jean Claude pour le casse-croûte du midi ... cela nous aura permis de superbes vues sur les plaines du Lauragais. Le partage des eaux à Villefranche du Lauragais et nous voilà dans des paysages méditerranéens, rythmés aux sons des cigales qu’il ne faut pas confondre avec les grincements de chaine non huilées, voire celui des articulations des genoux pour certains (OK j’exagère un peu mais à peine…).

Cette 4ème étape me fait penser un peu aux reliefs de l’Ardéchoise : point de plat dans ces contrées vallonnées et on a souvent l’impression de faire du toboggan, le problème étant d’ascension, car une fois que tu es en haut, ça descend tout seul…

 Arrivé à Carcassonne, la récompense : Auberge de jeunesse dans la Cité (Forteresse) et bien-sûr, cassoulet de mise, arrosé de bière, rouge, rosé…

Etape de 181 km en environ 7h30, 1320 m D+

 

 

 

 

Etape 5 : Carcassonne - Sète

Grâce à des vents porteurs les jambes étaient plus légères mais les fesses un peu plus endolories vu l'état des routes…

Première étape de la matinée : Bézier et ces 9 écluses. Bon personnellement, je n’en ai compté que 6 mais n’oublions pas qu’on est dans le midi et que l’exagération est un mode de vie ici… En tout cas, il y a du dénivelé à franchir, et c’est plus compliqué en péniche qu’en vélo…

Deuxième étape, après quelques points cartes et traces nous retrouvons la superbe piste cyclable jusqu'à Sète ...mais le périple n'était pas terminé ; il restait la terrible ascension du mont Saint Clair qui surplombe la ville, telle une verrue sur la peau lisse du derrière à Miss France, un peu comme le Ventoux quoi, on se demande ce qu’il fout là le bougre !

Bref, un challenge est un challenge et Bernard, en fin connaisseur, nous avertit : mettez tout à gauche et bonne chance.

Ascension d’à peine 2 km, de pente moyenne de 10,5%  avec des passages à 17%.

A noter que les 10 participants ont mis un point d’honneur à franchir, dans la douleur et l’abnégation, cette dernière épreuve, et tout ça sans un cri, un pleur, une plainte, c’est beau !

Etape de 154 km en 6h30 et 1000 m de D+

En tout, nous aurons donc parcouru environ 840 km avec 5300 m de D+

 

 

 

Voilà, on ne va pas vous en compter plus que cela bien qu’il y aurait encore matière à le faire !

Une très belle histoire aussi bien au niveau sportif qu’humain ou le groupe a toujours été attentif à chacun des participants, l’esprit d’équipe quoi !

 

Finissons par 2 mentions spéciales :

 

· Un immense merci à Jean Claude, notre accompagnateur,  sans qui cette belle histoire n’aurait pas pu prendre forme, sa disponibilité et son esprit communautaire hors pair nous ont permis de poursuivre notre route dans d’excellentes conditions, après des déjeuners exceptionnels ; table dressée et tout ce qu’il faut dessus et même plus : Médaille d’Or !

 

 

· Idem à Bernard pour cette superbe organisation ou tout a roulé comme sur des roulettes du fait d’une préparation en amont irréprochable : Médaille d’Or ex aequo !

 

 

 

Récit d’origine : Hubert, romancé par Francis.